Vis ma vie de journaliste… sans bureau fixe

Dans la continuité du précédent article, se pose également la question du bureau. Journaliste indépendant, (d’)où travailler ? 

Au début, l’évidence semble être là : le mieux est de travailler de chez soi. « Wahou, la chance » vous dira-t-on sans doute. Oui, la chance. Mais enfin… non, pas vraiment. Ce qui semble la panacée ne l’est en fait qu’à moitié. Dans les faits, exit l’ordi sur le lit et la journée en pyjama. Sans parler de la solitude du journaliste qui travaille de chez lui, « home worker », c’est autre chose. Passage en revue des solutions possibles (liste non exhaustive)…

 

Aménager un bureau chez soi

Personnellement, je travaille beaucoup de chez moi mais il m’arrive aussi d’aller travailler à l’extérieur.

Au départ, je m’installais sur la table du salon. La même table sur laquelle je prenais mon petit-déjeuner. La même, sur laquelle je dînais le soir… Autant dire que je passais ma journée entière assise sur la même chaise à contempler toujours la même chose : une étagère.

Et puis, nous avons installé un « coin bureau » chez nous (qui au départ était dédié à mon copain… mais que j’ai quelque peu accaparé). Ce qui changea instantanément la donne. J’avais désormais un vrai espace de travail. Un espace délimité dans l’appartement qui me permettait aussi de délimiter mon travail dans le temps. Chose importante, pour ne pas oublier d’avoir une vie sociale à côté.

Mais bien sûr, après un certain temps, un sentiment d’enfermement peut pointer le bout de son nez… et c’est ce qui arriva.

Un bout de bureau pour 260 euros… ou pas !

« Ben, pourquoi tu ne vas pas bosser dans un espace de coworking ? ».

C’est vrai, des espaces de coworking, Paris n’en manque pas. Il y en a à la pelle. D’ailleurs, dans le périmètre autour de chez moi, il y en a au moins deux. Mais bon, est-ce que j’ai vraiment envie de mettre 260 euros (oui, c’est bien le prix que coûte une adhésion au coworking que je nommerais pas dans un quartier que je ne nommerai pas non plus) par mois dans un bout de bureau juste parce que je me sens seule ? Pas vraiment.

Exit cette option donc, qui n’en était pas une pour moi.

Les cafés coworking

Des espaces déjà bien plus abordables. À Paris, l’Anticafé est un exemple. L’idée ? Payer à l’heure donne accès à une place, et en plus, à des boissons et diverses friandises (parfait pour recharger les batteries). Sur le papier, ce n’est pas mal. Mais encore une fois, c’est un budget. Surtout quand on débute ! Pour m’y être rendue deux fois, je dois aussi souligner un point négatif à mes yeux… j’ai systématiquement dû attendre (longtemps) qu’une place se libère. Deux fois. La troisième, j’ai plié bagages par manque de patience.

« Un café s’il vous plaît, et euh… votre mot de passe wifi ? »

Ou alors, il y a la solution du « café du coin de la rue ». Pour moi, c’est le Starbucks, parce que je suis fan de leur Chaï, et qu’ils ont une bonne connexion internet (en général, je souligne, surligne et mets en gras, en général). Moins d’interaction que dans un espace dédié au travail comme un café coworking, néanmoins, moins cher.

Et puis, si vous avez des amis pigistes ou indépendants dans un autre domaine, rien ne vous interdit de les convier à votre table… c’est en général plus agréable, pour faire des pauses notamment.

Les bibliothèques 

(Attention, ironie dans le paragraphe qui suit)
Bien sûr ! L’endroit idéal si vous souhaitez vous faire virer parce que vous ne faites que chuchoter. Le lieu parfait, pour vous rappeler vos années d’études à bachoter les partiels… Personnellement, ces lieux m’évoquent trop de mauvais souvenirs. Mais certains peuvent s’y sentir à l’aise.

L’incruste

Je discutais il y a peu avec une journaliste en recherche d’emploi qui me faisait part de ses peurs de se lancer dans la pige. La première de ses raisons était la peur de se retrouver seule. Il est facile de comprendre pourquoi… l’ambiance d’une rédaction qui grouille, le collègue qui tape frénétiquement sur son clavier, la pause café, le dej…

Solution : ce n’est pas le cas de toutes les rédactions, mais certaines ont souvent un, ou deux bureaux vacants et qui pourraient accueillir des pigistes égarés. Alors, cela ne coûte rien de demander.

 

Et vous, d’où travaillez-vous ?

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